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Maintien à domicile : un second appel à projets EXAPAD

En partenariat avec le Pôle Allongement de la Vie Charles Foix, le Centre d’Action Sociale de la Ville de Paris, l’APHP, OSEO, le Paris Région Lab, la Ville d’Ivry, le CNR Santé la Communauté d’agglomérations de Grand-Paris-Seine-Ouest et les Conseils généraux du Val de Marne et de l’Essonne, le Département de Paris annonce la seconde édition de l’appel à projets EXAPAD ou Expérimentations et évaluations de solutions en faveur de l’Autonomie des Personnes Agées à Domicile. Il s’agit d’une initiative qui entre dans le cadre de son schéma gérontologique 2012-2016 intitulé « Bien vivre son âge à Paris » qui concerne surtout le rôle indispensable des proches aidants dans l’accompagnement des seniors maintenus à domicile.

Véritable quête de solutions innovantes pour le bien-être et le confort des aidants informels et des professionnels travaillant au domicile des seniors en perte d’autonomie, l’EXAPAD vise donc les sociétés qui travaillent sur l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgés dépendantes.

Un nouveau label

En collaboration avec des seniors volontaires, des professionnels et des aidants familiaux, l’équipe pluridisciplinaire du Pôle Allongement de la Vie Charles Foix  se chargera de l’évaluation des projets suivant des critères d’acceptabilité, d’ergonomie et d’efficacité. Le projet élu sera doté d’un label du Pôle Allongement de la Vie Charles Foix.

Un comité de sélection

Le choix des solutions intéressantes sera attribué à un comité de sélection constitué d’élus, d’experts et de retraités. Par ailleurs, le fonds Paris Innovation Amorçage pourra financer en partie les expérimentations innovantes des PME. Pour finir, Indépendance Royale rappelle que le premier volet d’EXAPAD fut dédié au lien social et à la lutte contre l’isolement des personnes âgées.

Maintien à domicile : gros plan sur les aides pour seniors

Avec la hausse de l’espérance de vie, les personnes âgées deviennent de plus en plus actives et préfèrent de loin le maintien à domicile et ainsi éviter les séjours en résidence spécialisée. Indépendance Royale revient sur les différentes aides que l’Etat accorde aux seniors de plus de 65 ans disposant d’un certificat médical justificatif du besoin d’aides financières.

Diverses conditions
Pour les aînés, il vaut respecter quelques conditions pour pouvoir prétendre aux aides. Par exemple, une personne en situation de handicap qui touche déjà une allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP) ou une allocation personnalisée d’autonomie (APA) ne pourra pas avoir accès à d’autres cumuls. Par ailleurs, il existe des cas où les prestations pour personnes âgées sont financées en partie par les caisses de retraite, l’assurance maladie ou le Conseil général.

Une aide ménagère à domicile
Cette aide sociale est attribuée aux seniors qui n’arrivent plus à effectuer les tâches domestiques dans sa maison ou dans son foyer-logement. L’aide ménagère à domicile sert à payer une professionnelle du domaine. Pour y accéder, il est conseillé de se renseigner auprès du Comité communal d’action sociale (CCAS) de la commune de résidence. La demande est effectuée par le Département qui est censé régler une partie de la prestation. Si la somme demandée dépasse le plafond du Département, il confie le dossier à la caisse de retraite.

Des aides pour seniors dépendants
En cas de perte d’autonomie, une prescription médicale oblige l’assurance maladie à prendre en charge l’hospitalisation à domicile (HAD). Situé entre 80% à 100%, le taux est référé à celui en vigueur en cas de placement en milieu hospitalier. Pour finir, le financement des soins infirmiers à domicile (SSID) est géré par une convention entre les départements et l’assurance maladie.

Personnes âgées : un nouveau décret sur la bientraitance

Publié dans le Journal officiel du 9 janvier 2013, le Décret n°2013-16 du 7 janvier 2013 stipule la création d’un nouveau Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées.

La troisième version d’une même instance

Dédié à la promotion de la bientraitance et la lutte contre la maltraitance, ce nouveau comité est la troisième version du Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées instauré par l’arrêté du 16 novembre 2002. Parmi les nouveaux points de cette instance, Indépendance Royale cite le passage des « adultes handicapés » aux « personnes handicapées » englobant les mineurs handicapés.

Les membres

Présidé par Marie-Arlette Carlotti, ministre chargé des Personnes âgées et des Personnes handicapées, ce nouvel organisme rassemble une soixantaine de membres dont des hauts fonctionnaires, des représentants des administrations et organismes en charge de la politique en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées ou intervenant dans le champ de la protection des personnes ainsi que d’autres personnalités compétentes.

Les points essentiels de la loi

D’après le texte du décret, ce nouveau Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées « a pour mission d’aider à la définition, à la mise en œuvre et au suivi des politiques de promotion de la bientraitance et de prévention et de lutte contre la maltraitrance des personnes âgées et des personnes handicapées ».

Sur convocation du président, le Comité national pour la bientraitance et les droits des personnes âgées et des personnes handicapées se réunira au moins une fois par an et l’ordre du jour sera composé des problématiques proposées par une quinzaine de membres au minimum.

Vieillesse : les points de vue des Français divergent

Lors de sa dernière enquête, le CSA a demandé aux Français « A quel âge sommes-nous vieux ? » et les personnes questionnées ont répondu que 68 ans était l’âge de la vieillesse tandis que les estimations s’arrêtent à 45 ans pour la carrière professionnelle.

L’avis d’une experte

Pour Anne-Marie Guillemard, sociologue et auteur de l’ouvrage « Les défis du vieillissement » paru aux éditions Armand Colin en 2010, la hausse de l’espérance de vie joue un rôle majeur dans la perception de la vieillesse et le seuil est actuellement situé à 70 ans, un âge qui dépasse largement celui de la retraite. Pour Indépendance Royale, cela s’explique également par la perte d’autonomie, la survenue des problèmes de handicap, la maladie ou l’entrée en maison de retraite qui se situe souvent vers 70 ans.

Pour ce qui est de l’âge de 45 ans évoqué pour la vieillesse professionnelle, Anne-Marie Guillemard insiste sur le fait qu’il s’agit d’un cas typique pour la France car les directions des ressources humaines définissent à 45 ans le seuil pour la formation et l’évolution des collaborations. Cette situation s’aggrave avec l’instauration de la préretraite de 55 ans qui incite les cinquantenaires à débuter un compte à rebours précoce.

Il s’agit ici d’un véritable paradoxe puisque l’insertion professionnelle des jeunes est très tardive en France et la maîtrise professionnelle n’est estimée que vers 30 à 45 ans. En effet, avant 30 ans, les jeunes manquent d’expérience alors qu’après 45 ans, ils sont déjà des demi-vieux. Ici, il est important de mentionner que l’âge est un véritable facteur de discrimination à l’emploi et toutes les catégories sont concernées, c’est également une des causes de nombreux cas de chômage des seniors.

Pau : le cirque en maison de retraite

Du 11 au 22 décembre 2012, les artistes de la compagnie Plein d’air de Limoges sont venus à la rencontre des pensionnaires des maisons de retraites paloises. Ils ont installé leur yourte et tout leur campement dans le parc de l’EHPAD Maison Sainte-Marie, avenue Péboué de Pau. Avec les ateliers gratuits et le spectacle « Train de vie », la compagnie invite les personnes âgées à s’initier aux arts du cirque

Un échange intergénérationnel

Dans le souci d’apporter un échange entre les générations, le cirque est devenu un lieu de rencontre entre les seniors, les personnes en situation de handicap et les enfants des écoles Sainte-Elisabeth et Sainte-Ursule. La découverte du cirque est aussi proposée aux membres de l’Abri montagnard et de l’Adapéi. Du côté des artistes, Julien confie qu’avec les diverses activités adaptées aux difficultés des apprenants, c’est le cirque qui vient à la rencontre des gens et l’image traditionaliste de la pratique est oubliée.

Un spectacle inédit

Indépendance Royale rappelle que le spectacle est présenté huit fois dans une yourte de huit mètres de diamètre. « Train de vies » marque les esprits par sa prise de contact impressionnante, ses acrobaties et sa musique qui évoquent une narration très simple, sans mots tout en s’exprimant avec le langage du corps. « Il y a de la poésie, du rêve, de l’amour, mais aussi la guerre. La guerre, ancrée à tout jamais dans la mémoire de chacun ». Et julien ajoute que les souvenirs font partie de la réalité de la vie des personnes âgées tandis que le cirque s’efforce de générer des émotions qui ne sont pas toujours positives.